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Bien-être numérique : qui tire la sonnette d’alarme ?

Les psychologues et les It-ers font tout pour vous attirer le plus possible sur votre écran. Ils travaillent aussi énormément sur le cerveau des adolescents. Cela rapporte de l’argent. Les parents se plaignent du fait que les enfants et les adolescents sont collés à leur smartphone. 23% des jeunes disent avoir une relation problématique avec leur smartphone (enquête UK-King’s College 2018). Les enfants disent que les parents sont trop pendus à leur smartphone en prétextant : “C’est pour mon travail”.
Mini-moment de bonheur

Lorsque votre fils ou votre fille publie sur Tik-tok, Instagram ou Discord, il ou elle part à la recherche de dopamine, de mini-moments de bonheur : un like d’un inconnu, un nouveau follower. C’est ce qui rend la chose intéressante : pas à pas, vous devenez “quelqu’un”. Si vous intervenez en interdisant, vous brisez ce moment et cela provoque de la déception ou de la colère. Donc évitez d’intervenir brutalement, asseyez-vous plutôt à côté de votre adolescent ou de votre enfant et demandez-lui ce qu’il fait. Pendant qu’il ou elle vous parle, la dopamine chute et il/elle ne se met pas en colère.

Mini ou maxi-dopamine ?

Les moments de pic de dopamine sont de petits facteurs de bonheur mais sont moins importants que les moments de bonheur longue durée. Avec votre enfant, essayez de voir quelles alternatives vous pouvez trouver pour créer des moments de bonheur longue durée. Une soirée karaoké en famille ou entre amis, un moment de récits d’horreur avec un brasero dans le jardin, un jeu de société. Accordez-vous là-dessus, et vos enfants opteront pour des moments de bonheur longue durée.

Investissez dans une montre et un réveil

Faites en sorte que votre enfant n’ait pas besoin d’un smartphone pour se réveiller ou savoir quelle heure il est. Placez les smartphones à partir d’une certaine heure dans une boîte et ne rouvrez cette boîte que le lendemain.

Quel digi-parent voulez-vous être ?

Mettez-vous d’accord et prenez les décisions ensemble. Pensez au temps d’écran. Calculez avec votre enfant le temps qu’il lui reste en plus de toutes les autres activités prioritaires : le sommeil (8h), l’école et le travail scolaire, les repas, le temps avec les amis, le sport. Le temps qui reste pourrait être du temps d’écran. Le temps d’écran est-il beaucoup plus important ? Dans ce cas, il y a un problème avec les autres blocs. Si le temps d’écran est trop court, l’enfant ne fait pas ses devoirs ou n’a pas de contact avec ses amis. Éduquer vers la liberté numérique, c’est apprendre à décider soi-même si l’appareil numérique apporte une valeur ajoutée à ce moment-là. C’est un processus d’apprentissage (également pour les parents) et c’est le meilleur remède contre la cyberdépendance. Si vous vous contentez d’interdire sans discussion, l’esprit de votre enfant restera avec l’appareil même s’il est rangé.

Esclave de votre écran ou dompteur de votre appareil

Lancez des défis et jouez vous-même. Quel produit créatif votre enfant, votre famille, vous-même avec votre enfant pouvez-vous imaginer. Faites un brainstorming et nourrissez le processus. C’est ainsi que vous aiderez votre adolescent à être actif sur Internet. Il y a mieux à faire que d’être un pur consommateur d’internet. Car cela crée une dépendance. Or les recherches montrent qu’il n’y a que 3% des enfants qui sont actifs et créatifs sur Internet. Pourtant, c’est ainsi que l’on apprend le plus.

La communication non violente en ligne aussi

Le harcèlement, les remarques racistes, le fait de ridiculiser une autre personne en public sont des problèmes courants sur les médias sociaux. Les administrateurs de médias sociaux ont une responsabilité. On ne peut pas appeler à la haine, il existe des lois contre cela. De nombreuses règles manquent encore ou ne sont pas appliquées. Mais il est important d’appliquer au moins un principe général : ne dites ou ne faites rien sur Internet que vous ne feriez dans la vie réelle. En ligne, vous parlez aussi à d’autres personnes, même si vous ne les voyez pas. Avant d’écrire quelque chose, réfléchissez-y. Est-ce que je le dirais aussi en face à face ? Même règle pour les actes : on ne sort pas non plus sans pantalon au milieu de la rue. Alors ne le faites pas non plus sur internet. Une seule personne clique dessus et vous faites le tour du monde. Une règle à appliquer pour vous-même et également pour vos enfants. S’ennuyer est aussi un petit moment de repos pour votre cerveau. Vous êtes assis dans une salle d’attente ou dans le métro. Vous avez un long trajet en voiture devant vous. N’utilisez pas et ne donnez pas d’écran à vos enfants. Laissez-les regarder autour d’eux, profiter et utiliser leurs sens. Qu’entendez-vous ? Que voyez-vous ? Que sentez-vous ? Nous avons tous des souvenirs de lieux où nous avons vu ou entendu quelque chose de spécial. Notre cerveau a enregistré un moment agréable. Vous pouvez vous rappeler ce sentiment. Si vous profitez de ce moment pour prendre une photo, alors vous avez un autre type de souvenir. C’est à vous de choisir. Apprenez à vos enfants à regarder, à sentir, à écouter et à raconter, sans écran. Ils vous en remercieront.




Le temps d’écran est-il important ?

Parfois oui, parfois non. Si ce temps d’écran entraîne des troubles du sommeil et une privation de sommeil, oui. Si ce temps d’écran entraîne une diminution des contacts dans la vraie vie, oui. La recherche nous apprend qu’il est important de limiter le temps d’écran chez les enfants en bas âge. Mais on apprend aussi que l’interdiction des écrans peut aussi avoir un effet pervers. Tout cela nécessite une explication et un dialogue. En effet, l’enfant est par nature curieux et veut voir, sentir et entendre. Et certainement ce petit appareil avec image, lumière et son que maman et papa utilisent tout le temps.


Quelques chiffres de référence :

• Jusqu’à 2 ans : pas de temps d’écran ou un maximum de 5 min par jour.
• 2-4 ans : 30 min (de préférence 2 fois 15 min)
• 4-8 ans : 1 heure (de préférence 4 fois 15 min)
• 8-10 ans : 1 heure 30
• 10-12 ans : 2 heures
• +12 ans : 3 heures

Un équilibre numérique est plus important que le temps passé devant un écran. Laissez votre enfant bouger, jouer, entrer en contact avec les autres. Et ensuite, offrez un petit moment d’écran. Veillez à ce que le temps d’écran soit aussi actif que possible. Jouez à un petit jeu ensemble. Faites un petit film. Tout est question d’équilibre. Vous pouvez aussi apprendre beaucoup de choses à travers cet écran.

La peur de manquer quelque chose ?

En tant qu’adolescent, vous êtes terrifié à l’idée de ne pas vous intégrer. Si vous ratez un événement, une blague, une nouvelle ou simplement une discussion, cela vous contrarie. Les autres ne peuvent pas avoir de plaisir sans vous. Les médias sociaux jouent un rôle dans ce domaine. À tout moment, vous pouvez recevoir une nouvelle ou un message. Vous allez donc vérifier régulièrement votre smartphone. Fomo est le terme utilisé pour décrire cela. The fear of missing out : la peur de manquer quelque chose. 68% des jeunes adultes aux Pays-Bas disent souffrir de Fomo. En psychologie, la Fomo est liée aux besoins fondamentaux : connexion, compétence et autonomie. Vous manquez de confiance en vous ou vous vous sentez inférieur ? Alors vous serez plus enclin à souffrir de Fomo. Si on veut faire quelque chose, les parents, les écoles et les organisations de jeunesse doivent s’unir pour travailler sur ces besoins. Être fier de ses capacités et de ses talents, développer la résilience, faire des choix autonomes. Ce phénomène se développe également dans le monde numérique.





Choisir du temps pour moi et du temps pour nous

Les parents pensent que les enfants passent trop de temps sur les écrans. Mais si vous interrogez les enfants, ils disent la même chose de leurs parents. Qui a raison ? Probablement les deux. Soyez un modèle pour votre enfant. Choisissez des moments sans numérique et profitez-en. Assurez-vous que le temps que vous passez en ligne en vaut la peine.

FamilyTime, un outil ?

FamilyTime vous permet de limiter le temps d’écran de vos enfants, de savoir où ils sont et ce qu’ils font. Certains parents trouvent cela pratique. Mais en grandissant, les jeunes aspirent à plus d’autonomie. Il est bon de faire des choses dont vos parents ne savent rien. Mais c‘est entre vous et votre enfant. Éduquer à la liberté numérique, c’est aussi lâcher prise à un certain moment.

Vous voulez en savoir plus ? Un atelier dans votre classe ou votre maison de jeunes ?

Maks vzw organise de plus en plus d’ateliers pour les parents et les jeunes sur le thème du bien-être numérique. Avez-vous de bons conseils à partager ? Ou voulez-vous en savoir plus sur ce sujet ? Envoyez nous un petit mail à info@maksvzw.org et nous vous informerons avec plaisir. Nous nous sommes beaucoup inspirés du livre ‘Ontketen het brein van je kind’ de Theo Compernolle. Waarvoor dank.